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lundi 14 décembre 2009

Chronique du 14 décembre

Dernière chronique de la saison d'automne 2009!

Le canot à glace, connaissez-vous?

Cette semaine, j’ai décidé de vous parler d’un sport inusité, unique au monde, et qui est pratiqué par quelques centaines de personnes ici au Québec, et surtout dans notre grande région.

De par la présence du Fleuve St-Laurent, le canot à glace a d’abord été un moyen de transport dès les débuts de la colonie au 17e siècle. Lorsque la glace prenait sur le Fleuve et qu’il n’y avait aucun pont, le canot était le seul moyen de traverser, entre Lévis et Québec par exemple, ou entre une île et la terre ferme.

À l’époque, c’était même un métier d’être un canotier et d’assurer le transport des gens et des marchandises. Toutefois, les embarcations et l’équipement avaient une toute autre allure que ce que les canotiers sportifs actuels utilisent. Au début en bois et très lourds, les canots sont aujourd’hui fabriqués en fibre de verre et en kevlar. Ils pèsent maintenant environ 250 lbs pour une équipe masculine, ce qui est la limite minimale. Les grappins qui aident les canotiers à avancer sur la glace étaient à l’époque en fer, mais aujourd’hui, des matériaux comme du polyéthylène sont utilisés et certains les moulent même à la forme de leurs pieds et la plupart les fabriquent eux-mêmes. Tous les canotiers portent également des bottes en néoprène, car ils ont toujours les pieds dans l’eau froide. Enfin, il y a toute une technique maintenant pour apposer la bonne cire sous le canot pour que celui-ci glisse plus rapidement selon la température, comme les skis de fond.


Le canot à glace est une embarcation de près d’environ 27 pieds de long qui permet à ses pratiquants d’avancer autant sur les glaces stables ou friables que sur l’eau, il a donc une double fonction. Pour filer sur les glaces, les canotiers doivent mettre à un genou à l’intérieur dans une genouillère et pousser à l’aide de leur autre jambe. On appelle cette technique la trottinette.

Une équipe compte cinq coéquipiers, quatre rameurs le capitaine à l’arrière, qui assure la direction que prendra le canot dans les eaux avec son aviron. Quand le canot avance sur l’eau, les canotiers sont tous alignés les uns derrières les autres et font dos à la direction où se dirige le canot. Ils se fient ainsi à leur capitaine qui avironne derrière et les guide. Quand le canot est sur les glaces, les rameurs se retrouvent deux de chaque côté et ce sont les deux d’en avant maintenant qui assurent la direction du canot tandis que les autres à l’arrière agissent comme des moteurs en poussant le plus fort et le plus vite possible.

C’est vraiment un grand travail d’équipe. Les canotiers doivent être en excellente forme physique et être très endurants, car l’effort doit être donné sur une longue durée et dans des conditions extrêmes. Pour l’avoir personnellement essayé, c’est le sport qui demande le plus de capacité cardiovasculaire et musculaire en même temps que j’ai jamais pratiqué.

Le canot à glace en tant que moyen de transport est disparu vers la fin du 19e siècle dans la région de Québec, mais dans les îles comme dans l’Archipel de l’Isle-aux-Grues par exemple, en face de Montmagny, c’est en 1954, alors que le transport aérien est arrivé, que le canot comme moyen de transport est disparu. Par contre, en tant que sport, on peut dire que ça a débuté avec la première course organisée dans le cadre du Carnaval de Québec en 1894.

C’est cependant à partir de 1955 que la course du Carnaval entre Québec et Lévis est tenue annuellement. Jusqu’en 1984, des équipes exclusivement masculines étaient opposées, mais maintenant, des équipes féminines et même de l’extérieur du Québec comme Calgary, Chicago et la France, prennent part aux différentes compétitions hivernales. C’est aussi en 1984 qu’a été créée l’Association des coureurs en canot à glace du Québec qui représente aujourd’hui plus de 300 membres.

Depuis environ 20 ans, des courses ont eu lieu à différents endroits. Aujourd’hui, le Circuit Québécois de Canot à Glace a accrédité cinq courses dont voici le calendrier pour l’hiver 2010 :

• La Grande Traversée Casino de Charlevoix : préliminaires à Baie-St-Paul le vendredi soir 29 janvier et course le samedi 30 janvier entre l'Isle-aux-Coudres et St-Joseph-de-la-Rive
• La Course en canot du Carnaval : préliminaires le vendredi soir 5 février sur la rue St-Joseph et course le dimanche 7 février au Bassin Louise
• La course de la Banquise Portneuf : samedi 13 février
• Le Trois-Rivières Extrême : nouvelle course cette année le samedi 27 février
• Le Grand Défi des Glaces à Québec: samedi 6 mars

Certaines compétitions se tiennent sur deux jours parce que la course est précédée d’une épreuve préliminaire. C’est un sprint sur neige, parfois avec des obstacles, qui détermine le rang de départ de la course en tant que telle.

À Québec, les préliminaires se sont longtemps tenues sur les Plaines d’Abraham, mais depuis quelques années, c’est sur une portion de la rue St-Joseph fermée et enneigée en Basse-ville que le sprint préliminaire a lieu et ce, le vendredi soir, donc cette année, c’est un rendez-vous le vendredi 5 février dès 19h. Pour la course, ce sera le dimanche 7 février dès 13h aux abords du Bassin Louise ou du quai Paquet à Lévis que les gens pourront venir voir les canotiers en pleine action!

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le http://www.canotaglace.org/ et le http://www.circuitinternationalcanotaglace.org/.

lundi 7 décembre 2009

Chronique du 7 décembre

De la honte à la fierté pour le Canadien

Cette semaine, je dois dire que le Canadien de Montréal m’a fait vivre des émotions très contradictoires. D’abord, une profonde honte avec les matchs de la semaine contre, d’abord Toronto, et ensuite les Sabres de Buffalo. Non, mais il fallait le faire quand même : perdre 3 à 0 contre les Maple Leafs lundi à domicile en plus! Toronto traîne dans les bas-fonds de l’Association Est depuis le début de la saison, mais il faut dire que par moments, ne Canadien n’est jamais bien loin.

Bref, déjà rien que ça, ça se passait de commentaires, mais le Canadien n’a pas pu s’empêcher d’en remettre jeudi soir contre les Sabres. Après la 2e période, l’écart était encore de 3 buts et le Canadien n’avait encore accumulé que 8 tirs depuis le début du match. Pathétique! C’est Gomez en 2e période et Josh Georges en 3e qui ont sauvé l’honneur du Tricolore qui s’est incliné finalement 6 à 2. C’était Jaroslav Halak qui était devant le filet du Canadien.

Sincèrement, j’étais découragée, outrée! Je n’en revenais comment le Canadien pouvait être si instable. J’avais du mal à saisir et je me rappelais de ma chronique sur la psychologie sportive il y a quelques semaines et je crois que le sujet serait encore d’actualité, puisqu’il n’y a rien à y comprendre. Et puis là, arrive la tant attendue « vraie » soirée du Centenaire, enfin ! Ça fait si longtemps qu’on en parle, on était finalement arrivé aux célébrations ultimes. C’était un match contre les éternels rivaux du Canadien, les Bruins de Boston. Mais avant de jouer, il fallait fêter.

On en savait peu sur ce qu’il y allait se passer lors des cérémonies précédant la partie, même les médias ne savaient pas trop exactement. Bien entendu, le Centre Bell était rempli à craquer, car plus de 21 000 partisans étaient présents pour assister à ce moment que l’on espérait mémorable… et ce fut le cas.

Le tout a commencé avec des montages vidéo présentant parmi les meilleurs moments de la Sainte Flanelle. Après les vidéos, une vingtaine d’anciens joueurs sont apparus sur la patinoire… mais pas sur le tapis rouge… ils étaient tous en équipement et sur leurs patins pour effectuer une petite séance d’échauffement amicale.

Personnellement, celui que j’ai aimé revoir avec son équipement devant tous ces partisans, c’est Patrick Roy. Tout le monde s’amusait et était tout sourire, sauf… Bob Gainey, du moins en apparence, car même là, dans un tel moment, il n’affichait pas beaucoup d’émotion! Après quelques minutes, ils sont tous rentrés au vestiaire. Sur le coup, j’ai trouvé ça un peu sec, mais bon…

Par la suite, on a présenté un autre montage vidéo de tous les disparus du Canadien, autant des joueurs que des dirigeants. C’est après que la présentation de tous les anciens joueurs présents est arrivée. Alors, je ne suis finalement pas restée sur mon appétit et c’est tant mieux. Chaque joueur a été présenté avec quelques uns de ses faits d’armes et s’alignait ensuite sur le tapis rouge. J’ai vraiment apprécié les applaudissements plus vifs que les autres que les partisans ont réservé à Guy Carbonneau, l’ancien entraîneur du Tricolore qui côtoyait ici beaucoup d’anciens collègues de sa carrière de joueur, mais aussi d’entraîneur.

On a évidemment gardé les meilleurs pour la fin… C’est d’abord Serge Savard, un ancien directeur général du Canadien qui a présenté Patrick Roy qui a pris la parole quelques minutes. Il a d’ailleurs déclaré avoir des sentiments partagés entre la joie d’être là, mais aussi la nostalgie, car plusieurs de ces anciens paieraient cher pour jouer réellement ce soir là contre les Bruins. Sincèrement, j’ai espéré que cette phrase allait en réveiller quelques uns de ces joueurs actuels afin qu’ils se rendent compte de la chance qu’ils ont et qu’ils se donnent vraiment.

L’identité du présentateur suivant a été, pour à moi, une drôle de surprise et pour sûrement beaucoup de gens aussi. Je dirais même que ça été très étonnant et totalement inattendu. Imaginez vous donc que c’est l’acteur d’Hollywood, Viggo Mortensen qui est venu sur la place présenter son idole Guy Lafleur avec son gilet #10 sur le dos! Wow! Il s’est même exprimé en français pour la majorité de son allocution. La Trilogie du Seigneur des Anneaux, Histoire de Violence, Les promesse de l’ombre et plus récemment, La Route sont quelques films dans lesquels il a joué. Alors, Guy Lafleur s’est aussi amené et a également dit quelques mots à la foule qui était bien sûr, ravie.

Le dernier et non le moindre a bien entendu été Jean Béliveau qui a été présenté par un de ses anciens adversaires des Red Wings de Detroit, Gordie Howe en personne.


C’est après cela que les chandails de deux anciens et grands joueurs ont été retirés. Il faut dire que ce n’était pas vraiment prévu, car paraît-il que ça s’est décidé la veille. Donc, le numéro 16 d’Elmer Lach a été retiré, de même que le numéro 3 de Émile Butch Bouchard. Tous deux âgés de plus de 90 ans, il était plutôt temps que ça se fasse!

Le numéro 3 étant actuellement porté par Ryan O’Byrne, celui-ci a fait un peu malgré lui des cérémonies. Il a retiré son chandail #3 pour le remettre à M. Bouchard et il portait déjà en-dessous, un nouveau chandail avec son nouveau numéro, le #20. Le tout s’est terminé par une énorme photo souvenir de tous ces anciens présents sur la glace.

Le match qui a suivi, heureusement, a été à l’image de ce qui avait précédé. On aurait pu croire que tout cela allait les déconcentrer, mais non, au contraire, ce fut un match vraiment extraordinaire qui cette fois, m’a remplie de fierté. Les joueurs ont été littéralement transportés également par cette vague d’émotion et ont donné tout un spectacle, notamment Mike Cammalleri qui y est allé avec rien de moins qu’un tour du chapeau dans cette victoire convaincante de 5 à 1 contre les Bruins. Après son 3e but, il a reçu une ovation de la part des partisans qui lui a fait dire que c’était le meilleur moment de sa carrière. Sur le banc, on a pu lire sur ses lèvres qu’il a dit : « Wow! ». Tout comme moi, il était fier ce soir là!

Prochains match : Lundi soir contre les Flyers à Montréal, mardi contre les Sénateurs à Ottawa et jeudi contre les Penguins à Montréal.
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lundi 30 novembre 2009

Chronique du 30 novembre

FFFFFFFFOOOOOOOOTTTTTBBBBBAAAAAAALLLLLLLLLLL!

Les Golden Gaels remportent la Coupe Vanier

Le match de la prestigieuse Coupe Vanier s'est joué au stade du Peps de l'Université Laval entre les Golden Gaels de l’Université Queens de Kingston et les Dinos de Calgary. Samedi matin, des centaines, voire des milliers d'amateurs ont participé aux festivités d'avant-match au PEPS, malgré une température quelque peu crue.

Même si le match ne mettait pas aux prises les favoris de la foule, les partisans étaient quand même très enthousiastes, car Québec n’est pas seulement la ville du Rouge et Or, mais une ville de football, a déclaré une spectatrice au journaliste de Radio-Canada.

Bref, les amateurs qui prévoyaient un match offensif ont été servis. En deuxième demie, les Golden Gaels ont comblé un déficit de 18 points pour vaincre les Dinos 33-31 et remporter leur première Coupe Vanier depuis 1992. Tirant de l'arrière 25-7 à la demie, les Galens ont inscrit 26 points sans réplique.

Les Dinos ont répliqué à 8:22 du quatrième quart en marquant un touché sur une passe de 15 verges pour réduire l'écart à 33-31, mais ils ont raté leur transformation.

Ils auraient eu la chance de reprendre les devants avec trois minutes à jouer mais le receveur Richard Snyder a perdu le ballon après avoir été plaqué et le secondeur des Gaels, Chris Smith, a recouvré le ballon. Il a d’ailleurs été nommé le joueur défensif du match.

Danny Brannagan, le quart-arrière de Queens a été couronné le joueur par excellence du match. Il a amassé des gains par la passe de 286 verges et trois touchés.

Mentionnons en terminant que cette semaine, le Sport interuniversitaire canadien a annoncé les joueurs qui feront partie de ses première et deuxième équipes d’étoiles. Donc, pour une deuxième année consécutive, le Rouge et Or de l’Université Laval est l’équipe qui compte le plus d’étoiles canadiennes au total, avec 7, et le plus grand nombre de représentants sur la première équipe, avec 5.

De plus, la Fédération québécoise du sport étudiant de son côté annoncé dernièrement qu’à sa neuvième année à la barre du Rouge et Or de l’Université Laval et pour une deuxième saison consécutive, Glen Constantin a été choisi entraîneur de l’année dans la Ligue de football universitaire du Québec. C’est la troisième fois qu’il remporte cet honneur, lui qui l’avait aussi gagné en 2005 et 2008.

Avec cet honneur, Glen Constantin a automatiquement été mis en nomination pour le prix Frank-Tindall remis à l’entraîneur de l’année en football de Sport interuniversitaire canadien. Toutefois, c’est Steve Sumarah de l’Université Saint Mary's (Sport universitaire de l’Atlantique) qui a remporté l’ultime honneur. Constantin avait reçu cette distinction en 2005.

Les Alouettes l’ont échappé belle, mais l’emportent... enfin!


Hier soir, lorsque je m’amenais à Québec dans ma voiture en écoutant le matchde la Coupe Grey à la radio et que les Alouettes perdaient encore 17 à 3, j’essayais déjà de m’imaginer comment j’allais commencer ma chronique. Je pensais déjà à essayer de baptiser cette malédiction, mais non, là, je dois plutôt dire que c’est un conte de fée.

Ce fut toute une fin de match qui s’est déroulé au Stade des Mecman à Calgary hier soir alors que les Alouettes, bien que tirant de l’arrière pendant tout le match ont réussi à arracher la victoire aux Roughriders de la Saskatchewan et remporté cette fameuse Coupe Grey tant attendue à Montréal.

Si on fait un peu l’historique du match, ce sont les Roughriders qui se sont inscrit au tableau de pointage les premiers avec un placement de trois points et un touché, les Alouettes répliquant également avec un placement, ce qui portait la marque à 10-3. À la demie, c’était déjà 17-3 pour les Roughriders.

Les Alouettes se sont mis en marche dès le début du 3e et marqué un touché. Les Roughriders étaient prêts à en remettre, mais Montréal a réussi une superbe interception. Malgré tout, les adversaires ont réussi le placement pour creuser l’écart à 10 points entre les deux, le pointage étant rendu à 20 à 10 avant la fin du 3e quart.

Rien n’allait plus. Même à 11 :35 du 4e quart, l’écart était encore plus grand et les carottes semblaient cuites. Les Roughriders venaient de marquer un autre touché, mais l’as porteur des Alouettes Avon Cobourne, élu joueur du match d’ailleurs, a marqué un touché pour les Alouettes. S’en est suivi une transformation de deux points réussie. La marque était rendue à 27-19 pour la Saskatchewan.

La défensive montréalaise n’y est pas allée de main mortes ensuite, permettant à son équipe de reprendre le ballon à ses adversaires en seulement deux jeux.

Avec seulement deux minutes à faire au match, le quart Anthony Calcillo et le receveur de passe Ben Cahoon ont uni leurs efforts pour y aller d’un autre touché qui portait le pointage à 27-25. Malheureusement, les Alouettes n’ont pas réussi leur transformation de deux points à ce moment là.

Encore une fois, la défensive avait du pain sur place et devait reprendre le ballon rapidement, ce qu’elle en fait en moins de 30 secondes. L’offensive a ensuite réussi à remonter une partie du terrain, mais alors qu’il ne restait que 5 secondes au match, les Alouettes ont tenté de faire un placement de 44 verges qui leur aurait donné la victoire.

Le botteur Damon Duval qui n’avait pas trop bien fait depuis le début du match a raté son botté et il ne restait plus de temps au cadran. Toutefois, il y a eu pénalité décernée au Roughriders ce qui faisait que le jeu était repris 10 verges plus près de la zone des buts, donc à 34 verges. Duval avait a chance de se reprendre et il l’a fait. Il est passé de zéro à héro et les Alouettes l’ont échappé belle.

Les malheureux Roughriders célébraient déjà eux après que Duval ait raté sa première tentative de placement. J’avoue que la défaite pour eux doit être très très amère, car jusqu’à la toute fin ils gagnaient, il ne restait même plus de temps. Ils ont écopé d’une pénalité pour avoir eu trop de joueurs sur le terrain et cette négligence leur a coûté la victoire.

Alors, même s’ils participaient à la finale canadienne pour le 7e fois en 10 ans, les Alouettes n’avaient connu la victoire qu’une seule fois en 2002 et ont plusieurs souvenir de défaites crève-cœur. Encore cette année, ils étaient les favoris. La demi-finale a été gagnée presque trop facilement la semaine dernière. On dirait que les Alouettes ont la malédiction des grands moments importants, mais ils l’ont finalement déjouée hier soir en gagnant 28 à 27 contre les Roughriders de la Saskatchewan en finale de la Coupe Grey.

Les Roughriders de la Saskatchewan avait gagné en 2007. Le dernier triomphe des Alouettes remontait à 2002, alors qu’ils ont perdu la finale en 2003, 2005, 2006 et 2008.

lundi 23 novembre 2009

Chronique du 23 novembre

« Qui risque rien, n’a rien! »

Vous connaissez certainement tous l’adage populaire qui dit : « Qui risque rien, n’a rien! »… Et bien, quoique ça semble a priori plutôt simple, voire même évident, c’est bien souvent une toute autre chose à appliquer, que ce soit dans la vie en général ou même dans le sport. Ce sujet m’est venu en tête suite à la lecture d’un bulletin hebdomadaire que je reçois par courriel tous les lundis matins de la part de Patrick Leroux, un conférencier, expert en motivation qui intitulait cette semaine son envoi : « Pas de risque, pas de récompense! »

Ceux qui réussissent à mettre cela en pratique dans les sports sont certainement les meilleurs, et l’exemple qu’il a donné est celui d’Alexander Ovechkin, des Capitals de Washington dans la LNH. Au hockey, il y a plusieurs façons pour qu’un joueur devienne l’un des meilleurs, mais si on reprend le jeu à sa base, le but, la récompense, c’est de compter des buts pour remporter la victoire. Alors, non seulement, Ovechkin est un joueur spectaculaire, explosif, impliqué physiquement, mais il est depuis quelques années, le meilleur buteur de la LNH, pourquoi?

Voici quelques statistiques intéressantes. En 2007-2008, le jeune joueur Russe a terminé au premier des buteurs avec 65 buts et des tireurs avec 446 lancers. L’an dernier, il a également fini au premier rang à ces niveaux avec 56 buts et encore plus de lancers, soit 528. Eric Stall, le 2e meilleur buteur la saison passée, a lancé 30% moins de fois au but qu’Ovechkin. Et cette année, jusqu’à maintenant, Ovechkin est le 3e meilleur buteur la ligue avec 16 et est encore celui qui a tiré le plus souvent (98). Si ce n’avait été d’une blessure qui l’a tenu à l’écart du jeu pendant quelques matchs, il serait encore certainement le meilleur au niveau des buts.

Certains diront qu’il faut regarder, à l’aide justement des buts comptés et des lancers effectués, le pourcentage d’efficacité des joueurs. Oui, probablement que c’est une statistique intéressante, mais quelque peu trompeuse. En effet, à ce titre, Ovechkin n’est que 48e dans le ligue nationale avec 16,3% d’efficacité, mais cela n’empêche pas que c’est l’un des joueurs qui procure le plus de buts et de points à son équipe, et éventuellement plus de chances de victoire, ce qui constitue le bénéfice, la récompense absolue au hockey.

Certes, un joueur qui a un bon % d’efficacité, c’est signe que ses lancers sont bons, mais avec la loi de la probabilité et des gardiens qui arrêtent la rondelle en moyenne plus de 9 fois sur 10, les joueurs se doivent de lancer plus souvent au but s’ils veulent capitaliser. Ovechkin, même avec son talent, son efficacité demeure dans la moyenne, mais le secret de son succès et de son nombre élevé de buts c’est la quantité de tirs qu’il décoche.

Toute la semaine, j’ai justement entendu plusieurs experts émettre des observations à ce sujet. Notamment, on se questionnait à propos du rendement décevant de Scott Gomez chez le Canadien qui n’avait que 2 buts et un % d’efficacité de 4%, donc avec une cinquantaine de tirs au but. Et devinez qu’elle était le commentaire des analystes? C’a été de dire que Gomez devrait tenter sa chance plus souvent face aux gardiens.

Et chez le Canadien, on a Mike Cammalleri et Brian Gionta qui vont bien. Cammalleri est le meilleur buteur du tricolore avec 11 buts en 80 lancers et Gionta suit au niveau des lancers avec 65 avant qu’il ne soit à l’écart du jeu pour une blessure au pied. Enfin, si on regarde au niveau des équipes au cours d’un match, celle qui tirera seulement une vingtaine de fois sur le gardien adverse par exemple, en considérant qu’il a une moyenne d’efficacité d’arrêts de ,900 (mais c’est souvent plus que ça), et bien cette équipe sera chanceuse si elle récolte deux buts, et deux buts, ce n’est pas toujours assez pour remporter la partie.

Alors, c’est vraiment dire que le secret du succès, entre autres, c’est de tenter sa chance, bref de prendre des risques pour obtenir des récompenses qui seront à la hauteur des risques pris.

lundi 9 novembre 2009

Chronique du 9 novembre

Une émission sur le sport à découvrir

Cette semaine, j’ai décidé de ne pas vous parler d’un sport professionnel en particulier, mais plutôt d’une émission que j’ai découverte tout à fait par hasard sur le sport, à Canal D, qui s’intitule « Science du sport ».

En fait, dans le cadre de cette émission, des experts se posent des questions et tentent d’y répondre. Comme par exemple :

- Quel sport fait le plus de dégâts sur un athlète lors d’un impact?
- Quelle activité physique a besoin du temps de réaction le plus rapide sur le terrain?
- À quoi doit ressembler l’athlète parfait?

Toutes des questions pour le moins intrigantes. Cette série documentaire explore les performances des athlètes professionnels à travers des expériences scientifiques. L’équipe de « Science du sport » réalise ses expériences dans un ancien hangar d’avion muni d’installations sophistiquées qui ne servent qu’à analyser les faits et gestes des meilleurs athlètes et ce, avec des technologies de pointe. On invite donc à chaque semaine des athlètes professionnels comme par exemple Luc Robitaille, un ancien joueur de hockey, ou bien Ben Roethlisberger, quart-arrière-vedette des Steelers de Pittsburg dans la ligue nationale de football.

Dans l’épisode qui avait retenu mon attention la 1e fois, on s’est demandé ce qui est le plus difficile à frapper, une balle rapide des ligues majeures de baseball ou une balle propulsée par une raquette de tennis?

Lors des tests, au baseball, avec un lancer à 153 km/h, la balle arrive au marbre en un peu moins de 4 dixièmes de seconde, ce qui ne donne même pas le temps de cligner des yeux.

Au tennis, avec un service à 217 km/h, le temps de réaction nécessaire pour la retourner est de 6 dixièmes de seconde, donc plus long qu’au baseball, mais c’est parce que le feutre sur la balle et le rebond qu’elle doit faire avant que l’adversaire ne la frappe réduit sa vitesse de 50%.

Certains disent même que frapper une balle rapide dans le baseball majeur est la chose la plus difficile à faire, tout sport confondu. Par contre, dans un autre épisode intitulé « Mythes et légendes », on a comparé le temps de réaction au baseball et au softball. Dans le cas du softball, le cobaye était même une femme. Donc, même si son lancer a été un peu plus lent, soit à 113 km/h, comme la lanceuse est placée (5 m) plus proche du marbre dans ce sport, le temps de réaction est inférieur (3,5 dixième de seconde) par rapport au baseball.

Toutefois, ce qui rend le fait de frapper une balle de softball plus difficile, c’est sa trajectoire ascendante et c’est vraiment un ajustement beaucoup plus difficile à faire pour le frappeur de lever ses mains rapidement que de les laisser descendre à la dernière minute pour s’ajuster à une balle descendante comme au baseball.

Dans un autre épisode sur lequel je suis tombée, les spécialistes testaient différentes choses qui peuvent nuire aux résultats sportifs. Par exemple, on s’est demandé si les rapports sexuels pouvaient influencer les performances athlétiques.

Pour faire le test, on a utilisé un boxeur comme cobaye. On a testé ses performances comme par exemple sa force de frappe, la force des jambes et la capacité cardio-vasculaire, avant et après l’acte. Finalement, non seulement ses performances n’ont pas été affectées par le sexe, mais elles ont même été améliorées!!

Le test du temps de réaction entre la balle de baseball et de tennis est en rediffusion cette semaine dans un épisode qui regroupe les meilleurs moments de « Science du Sport ». Vous pourrez même l’écouter dès ce soir à 21h à Canal D et à 3 autres reprises d’ici dimanche prochain. La semaine suivante, vous pourrez voir de nouveau le test sur les performances après les rapports sexuels dans un autre épisode des meilleurs moments. On expliquera aussi comment le gardien de but Clint Malarchuk a pu survivre après avoir eu la gorge tranchée par un patin. Tous des sujets les plus fascinants les un que les autres.

Bref, si vous préférez ne pas attendre, tous les épisodes sont disponibles en webdiffusion sur le site www.canald.com.
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lundi 2 novembre 2009

Chronique du 2 novembre

Le football collégial dans la région de Québec

Cette semaine, j’ai décidé de vous parler de football, mais pas des ligues professionnelles ou universitaires dont on parle déjà souvent et beaucoup. Oui, tout à l’heure, je ferai le topo habituel des équipes que l’on surveille à chaque semaine, soit le Rouge et Or et les Alouettes, mais avant, on va s’intéresser un peu aux ligues et aux équipes de niveau collégial qui évoluent dans la région. Avec l’automne qui s’achève, les séries éliminatoires approchent également pour ces équipes.

Premièrement, nous pourrions parler de la ligue AAA, le niveau le plus fort au collégial. Six équipes y sont regroupées et la plupart sont originaires de la région de Montréal. Toutefois, nous avons nos représentants qui sont les Élans du Cégep F.-X. Garneau. Dans cette ligue, la saison régulière nécessite 10 parties et les ultimes affrontements avaient lieu en fin de semaine.



4e au classement avant le weekend avec une fiche de six victoires et trois défaites, les Élans visitaient samedi les Nomades du Collège Montmorency de Laval qui étaient alors les derniers du classement. Comme seulement les quatre meilleures équipes sur six ont le droit de participer aux séries éliminatoires, ce dernier match plus facile était sûrement le bienvenu pour terminer la saison chez les Élans. Par contre, l’écart entre les quatre premières équipes et les deux dernières étant vraiment très grand, une défaite n’aurait pas empêché nos représentants de faire partie des séries. Néanmoins, le résultat pouvait avoir une influence sur la position finale de l’équipe et par conséquent, sur l’identité de l’équipe à affronter en demi-finale.

Évidemment, terminer en 4e position nous aurait amené à débuter les séries contre l’équipe de 1er rang, ce qui n’est jamais la situation idéale. Toutefois, tenter d’atteindre le 3e rang par une grosse dernière victoire en saison régulière et ainsi affronter l’équipe de 2e position au classement en demi-finale est une conjoncture sûrement plus recherchée.

Ainsi, grâce à une victoire de 22 à 10 les Élans terminent au 3e rang et affronteront les Cougars du College Champlain en demi-finale samedi à Lennoxville. Le second match mettra aux prises les Cheetahs du Collège Vanier (MTL) qui recevront les Spartiates du Cégep du Vieux-Montréal.

Par la suite, au niveau collégial AA, on compte 22 équipes au Québec qui sont réparties dans deux divisions de calibre différent, la division 1 étant plus forte que la seconde division. Dans la grande région de Québec, on compte 3 équipes dans la division 1 qui sont les Faucons du Cégep de Lévis-Lauzon, le Notre-Dame qui représente le Campus Notre-Dame-de-Foy et finalement, en milieu de peloton, les Condors de St-Georges-de Beauce.

Après neuf matchs de saison régulière, les séries ont débuté en fin de semaine. Sur six équipes, six participent aux séries et les deux premières ont droit à une passe gratuite qui les mènera directement en demi-finale la semaine prochaine. Ces deux équipes chanceuses, mais sûrement talentueuses, sont les Faucons de Lévis-Lauzon qui trônaient au sommet du classement avec huit victoires et une défaite cette saison. Enfin, les Volontaires de Sherbrooke se sont aussi mérités cette passe en avec une fiche de sept victoires et deux défaites.

Ce week-end, le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy, en 3e position, affrontait la 6e position, i.e. les Vulkins du Cégep de Victoriaville. Le Notre-Dame a remporté la victoire par la marque de 32 à 7 et jouera son prochain match contre les Volontaires de Sherbrooke.

Dans l’autre match, la 4e était opposée à la 5e, soit les Géants du Cégep de St-Jean-sur-le-Richelieu et les Condors du Cégep de St-Georges. Avec un gain de 48 à 13, les Géants ont mis fin à la saison des Condors et passent en demi-finale contre les Faucons de Lévis-Lauzon. Le match aura lieu au Cégep de Lévis-Lauzon le samedi 7 novembre à 13h.

Pour l’horaire précis des parties, je vous invite à consulter le site www.versusquebec.com qui regroupe de l’information sur toutes les ligues de football, de la NFL aux ligues atomes.

Dans la 2e division du collégial AA, 12 équipes sont réparties dans deux divisions géographiques, soit la Nord-Est et la Sud-Ouest. Comme on a une équipe en Outaouais à l’extrême Ouest, à Rimouski à l’extrême Est, et à Alma au nord, il est plus logique de les regrouper géographiquement pour ne pas leur imposer de trop longs déplacements en saison régulière. Par contre, en séries éliminatoires, on fait un heureux mélange!

Au classement général, ce sont les Titans du Cégep de Limoilou qui dominaient la ligue avec une fiche parfaite de huit victoires et aucune défaite. À noter qu’à ce niveau, on ne joue que huit matchs en saison régulière. Par contre, une autre équipe a une fiche parfaite, soit les Nordiques du Collège Lionel-Groulx, mais les Titans les dépassent largement avec presque 100 points comptés de plus.

Dans la division nord-est, j’aimerais également mentionner la présence de l’équipe de La Pocatière, les Monadnocks. Même si c’est un peu loin de Québec, il s’agit des représentants de ma région que j’ai longtemps suivie parce que mon frère y a joué et y a coaché sur une période de huit ans. Comme il s’agit d’une équipe relativement nouvelle dans la ligue et évoluant dans un bassin de population plutôt restreint, les Monadnocks ont toujours éprouvé des difficultés. Cette année, ils ne participeront pas aux séries, n’ayant récolté qu’une seule victoire, acquise lors du tout premier match de la saison. Alors dans cette ligue, les séries éliminatoires se sont amorcées en fin de semaine avec quatre matchs au calendrier.

Les Voltigeurs de Drummondville visitaient les Titans du Cégep Limoilou qui l’ont emporté 49 à 35, mais qui ont dû travailler fort pour y arriver. Malgré tout, l’entraîneur-chef Dave Parent jugeait que cette opposition tombait à point pour son équipe qui n’a pas connu beaucoup d’adversité cette saison.

Ainsi, les Titans recevront le samedi 7 novembre prochain à 13h sur le terrain de l’Externat St-Jean-Eudes les Phénix du Collège André-Grasset, eux qui ont remporté leur match de quart de finale samedi 37 à 10 contre les Jeannois du Cégep de Alma.

Dans les autres matchs, mentionnons que Les Nordiques du Cégep Lionel-Groulx et le Noir et Or de Valleyfield, grâce à leurs triomphes cette fin de semaine se sont gagnés une place pour l’étape suivante et s’affronteront en demi-finale samedi prochain également.

Je vous invite donc à suivre l’évolution de nos équipes locales et nous ferons de même dans les prochaines semaines à cette antenne.
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lundi 26 octobre 2009

Chronique du 26 octobre

La psychologie sportive, un outil des coachs de la nouvelle génération?

Ce sujet m’est venu à l’esprit suite à notre chronique de la semaine dernière où je faisais la nomenclature des allées et venues des joueurs entre le Canadien et son club-école et que tu m’as demandé, Raymond, si les dirigeants ne faisaient pas preuve d’improvisation. J’ai alors répondu, notamment, que je ne voudrais pas être dans leurs « culottes ». Et ce n’est pas la première fois que je me questionne, que me demande ce que je ferais à leur place, que je cherche moi aussi des solutions, comme une vraie gérante d’estrade.

Je me rappelle également, l’année dernière, quand le Canadien allait très mal et que Guy Carbonneau, en plein « scrom » avec les journalistes a vidé son sac et a avoué être à bout de solutions. J’essayais de me mettre à sa place et je me demandais ce que ça pouvait bien prendre pour se sortir de cette léthargie. Un entraîneur, malheureusement, a bien beau tout ce qu’il peut, il n’en demeure pas moins que ce n’est pas lui qui chausse les patins et manie le bâton. Carbonneau l’a déjà fait, mais ce n’était plus son rôle. Certes, il avait l’avantage de pouvoir comprendre ses joueurs, mais encore là, le sport a tellement évolué que les joueurs d’aujourd’hui ne sont plus comme ceux des années 80 à plusieurs niveaux.

Donc, bien que peu expérimenté en tant qu’entraîneur, Guy Carbonneau avait sûrement utilisé plusieurs des ressources à sa disposition pour se dire à bout de solutions et ça ne fonctionnait pas pour autant. Depuis ce temps, les choses ont bien changé : l’organisation a choisi, pour tenter de régler la situation, de changer l’entraîneur lui-même et, de faire un changement massif dans le personnel de joueurs et d’entraîneurs. 12 joueurs qui étaient de l’alignement l’an dernier n’y sont plus cette année. Dans l’alignement actuel, il y a 8 nouveaux joueurs sur un total de 24, ce qui représente le tiers de la formation. Au niveau du personnel d’entraîneur, seul l’entraîneur-adjoint Kirk Muller, un ancien joueur du Canadien, a conservé son poste.

Tout cela m’a fait réfléchir et je me suis demandé si, rendu à ce point, un entraîneur qui aurait des notions de psychologie sportive n’aurait pas quelques cartes de plus dans sa manche lorsque toutes les tactiques et stratégies habituelles ont été tentées, souvent en vain. J’avoue que ça ne doit pas être évident d’être un entraîneur à ce niveau. À un moment donné, je me suis même dit que les joueurs devraient tous passer en consultation avec un « psy » pour essayer de comprendre ce qui se passait!

Suite à une discussion avec mon propre frère qui est un sportif depuis toujours, joueur de football pendant huit ans au niveau secondaire et collégial, entraîneur à ces niveaux depuis plus de quatre ans et un véritable autodidacte du sport, j’ai pu mettre la main sur un livre fort intéressant intitulé la psychologie sociale du sport. Voici différents sujets et concepts qui y sont traités : les relations, la communication et les conflits entre entraîneur et entraîné et entre les pairs, le leadership et la dynamique de groupe, l’impact du public, le climat motivationnel créé par l’entraîneur et les pairs, les processus sociaux et cognitifs comme l’image de soi physique, les croyances d’efficacité et la perception des personnes.

Bien entendu, mais malheureusement, je n’ai pu passer au travers les 400 pages de ce livre cette semaine. Écrit par deux professeurs universitaires en psychologie du sport, il m’est apparu vraiment fort intéressant pour moi qui n’est même pas une entraîneuse, mais qui est seulement intéressée par le sport. J’estime que les entraîneurs, et surtout ceux de haut niveau, devraient s’intéresser à ce genre de sujet là et tenter de parfaire leurs connaissances dans ce domaine. On offre de la formation continue aux employés en entreprise, alors pourquoi les coachs professionnels !

À mon avis, la nouvelle génération de coach sera sûrement plus sensibilisée à utiliser la psychologie sportive pour mieux diriger leurs athlètes professionnels. Justement, parmi les personnalités sportives plus jeunes qui ont un « background » dans le domaine, mentionnons l’exemple de Dany Dubé qu’on a connu pour sa collaboration à Salut Bonjour à la fin des années 1990 et qui est aujourd’hui à l’analyse des matchs du Canadien à la radio. Lui qui se destinait vers une carrière d’entraîneur est un diplômé universitaire. Il a été professeur en éducation physique et détient une licence en enseignement, spécification du coaching et psychologie sportive. Tout le bagage qu’il faut pour diriger une équipe de hockey. C’est ce qu’il a fait un certain temps, mais en 1991, il a vraiment apprécié sa première expérience dans les communications en tant qu’analyste à Radio-Canada, lors des séries de la Coupe Stanley qu’il a poursuivi dans ce domaine.

Et enfin, il ne faudrait pas oublier de parler du nouveau coach des Bulldogs de Hamilton, Guy Boucher, qui a commencé sa carrière de coaching dans le hockey à la mi-vingtaine et qui est aussi un diplômé universitaire. D’accord, sa formation de base n’a pas de rapport avec le sport (histoire et biologie environnementale), mais il a également entrepris des études de maîtrise en psychologie sportive justement.

Aujourd’hui âgé de 38 ans, on le voit déjà comme le prochain coach du Canadien, quand Bob Gainey sera mis à la porte et que Jacques Martin prendra sa place. Selon moi, le Canadien a vraiment fait un bon coup en l’attirant dans son organisation parce qu’on dit de Guy Boucher qu’il est l’un des meilleurs jeunes coachs que le Québec ait produit ces 20 dernières années et qu’il a la réputation d’être un excellent pédagogue et un fin psychologue. Le DG qui l’avait engagé chez les Voltigeurs de Drummondville où il a coaché avant d’arriver à Hamilton disait que Boucher est le mélange idéal des entraîneurs motivateurs d'antan et des enseignants d'aujourd'hui. «Une main de fer dans un gant de velours», résumait-il.

Discrimination par rapport aux joueurs québécois dans la LNH

Je n'ai pas eu le temps d'aborder ce sujet ce matin sur les ondes, mais voici mon opinion à ce propos. Personnellement, je trouve qu’il n’y a pas lieu d’en faire tout un plat. On a sorti tout plein de statistiques pour nous montrer que le nombre de joueurs québécois qui jouent ou qui sont repêchés dans la LNH baisse depuis plusieurs années et on mentionne même que le départ des Nordiques aurait eu un effet là-dessus. On peut faire dire toutes sortes de chose à des chiffres, mais bref, la statistique que j’aurais aimé voir et qui, selon moi, aurait été significative, c’est de comparer les joueurs repêchés ou les joueurs qui évoluent dans la ligue nationale par rapport à la population de leur pays d’origine. Peut-être qu’on verrait que sur 7 millions de population au Québec, notre représentativité n’est pas si pire. Je ne sais pas, mais je pense que ça aurait été intéressant de la part des experts de nous sortir cette statistique!

lundi 19 octobre 2009

Chronique du 19 octobre

Le dossier de la construction d’un nouvel amphithéâtre à Québec


Vendredi dernier, comme la plupart des gens le savent, une conférence de presse a eu lieu à Québec réunissant le Maire de la ville, M. Régis Labeaume ainsi que Me Marcel Aubut qui était en télé-conférence. Toutefois, ils n’étaient pas accompagnés de Pierre-Karl Péladeau, comme on l’avait laissé entendre pendant la semaine.

Cette conférence de presse n’aura pas dévoilé de grandes surprises, notamment parce qu’un peu d’information avait coulé auparavant, c’est-à-dire que dorénavant, le projet de la construction d’un nouvel amphithéâtre de 18 000 places est plutôt évalué à 400M $ au lieu de 250-300M$ je crois. On savait aussi déjà que la Ville était prête à investir 50M$, ce qui a été réitéré par M. Le Maire qui a insisté pour rassurer les contribuables que cette facture ne leur serait pas refilée sur leur compte de taxes. Si on calcule bien, il reste alors 350M$ à trouver et le Maire Labeaume demande donc la contribution à égalité des deux paliers de gouvernements, soit 175M$ chacun. Par contre, il souligne que la construction en elle-même engendra des entrées fiscales de 75M$, ce qui réduit d’autant la facture des gouvernements, dont la part respective deviendrait serait plutôt de 135-140M$.

Si certains prétendent qu’on fait une tempête dans un verre d’eau avec cette conférence de presse toute la semaine la précédant, qu’il n’y avait rien de nouveau dans ce qui a été dit et bien, soit, c’est un peu vrai. Mais d’un autre côté, je me demande comment certains ont pu être naïfs au point de penser qu’on nous annoncerait quelque chose du genre : « Une équipe de la LNH revient à Québec! » Ce genre d’événement, n’arrive pas par complète surprise à mon avis. Rien ne laisse présager qu’une telle nouvelle aurait pu être annoncée vendredi dernier. Ça prend du temps et beaucoup de discussions et de négociations pour en arriver là et c’est clair que la situation, actuellement, n’en est pas rendue là. Oui, certaines équipes de la LNH ne vont pas très bien… mais regarder ça fait combien de temps qu’on « niaise » avec les Coyotes de Phoenix et il n’y a toujours rien de réglé, ils ne déménageront demain matin. Et ce n’est pas dans les plans de la LNH non plus de procéder à une expansion donc, il ne fallait pas s’imaginer qu’on allait nous annoncer cela, sans amphithéâtre en plus. Et le Maire Labeaume l’a bien dit : un amphithéâtre n’est pas une garantie qu’on aura un club, mais sans lui, il est clair que c’est impossible. Alors, une étape à la fois à mon avis.

De plus, on ne nous a pas non plus annoncé que les paliers de gouvernement acceptaient de verser les sommes, le Maire Labeaume n’a fait qu’actualiser la hauteur des montants demandés. De toute façon, en début de semaine, dans les premiers reportages où on annonçait qu’il y aurait une conférence de presse vendredi, le Ministre des Finances lui-même a dit que M. Labeaume ne leur avait fait aucune nouvelle demande formelle et que les 50M$ promis il y a quelques mois semblait lui convenir à ce moment-là. Donc, je crois qu’il ne fallait pas s’attendre non plus qu’on nous annonce que les deux paliers de gouvernement avaient accepté si rapidement et d’emblée de plonger pour 175M$ chacun. Encore là, ce sont des démarches et des processus qui prennent un peu plus de temps à régler.

À mon avis, MM. Labeaume et Aubut ont raison de penser que la Ville de Québec se doit d’être dotée d’un tel équipement en 2009. Comme ils le disaient, ça fait presque 15 ans, soit depuis le départ des Nordiques en 1995 qu’on « branle dans l’manche » comme on dit et qu’on se demande si on doit se construire un nouvel amphithéâtre. C’est la raison pour laquelle on a perdu les Nordiques. Je pense qu’on doit en terminer avec les interminables spéculations et plonger. Et cela fait consensus de toute façon.

De plus, un nouvel amphithéâtre n’est pas tributaire de la venue d’un nouveau club de la LNH et on aspire à le rendre occupé malgré cela. Aujourd’hui, le vieux Colisée est occupé 158 jours par année, alors imaginez si c’était un nouveau bâtiment… Non seulement, nous pourrions accueillir plus d’événements, mais c’est l’objectif, de recevoir des spectacles, congrès et expositions de classe mondiale grâce à un équipement moderne. Et en plus, avec celui-ci, il serait tout à fait raisonnable de penser pouvoir accueillir un club de la LNH qui viendrait l’occuper encore davantage (225-250j/an).

Et pour encourager les gouvernements à embarquer, M. Labeaume soutien qu’en équipe, ils pourront trouver des manières créatives d’engendrer des revenus et que la vente du nom du bâtiment à un gros commanditaire pourrait constituer une somme qui serait retournées aux gouvernements en guise d’atténuation de leur implication financière.

Aussi, pour vendre son point, le Maire Labeaume a souligné le fait que les gouvernements ont déjà des sommes votées et acceptées dans des programmes d’infrastructures mis en place en raison de la crise économique, comme Chantier Canada par exemple, et que les investissements fédéraux en sports à Québec sont faible par rapport à d’autres villes canadiennes qui ont reçu leur bonne part du gâteau telles que Vancouver, Toronto et Edmonton. Du côté provincial, le gouvernement a aussi beaucoup investit à Montréal dont 500M$ pour un truc en rapport avec l’OSM, 150M$ pour le quartier des spectacles et 50M$ pour la Formule 1. À Québec, les gouvernements ont mis dernièrement 37,5M$ pour le super PEPS et 6M$ pour le terrain de soccer Chauveau. Bref, selon eux, il est clair que le tour de la ville de Québec est arrivé pour un projet d’envergure.

Pour en rajouter, Me. Aubut, qui parcourt le monde dans ses nombreuses fonctions dont celles de président du comité olympique canadien, souligne que plusieurs villes d’égale ou même de moindre population que Québec possèdent déjà ce type d’infrastructure moderne. Il y a un grand retard à rattraper selon lui. Un amphithéâtre est vu aujourd’hui comme une utilité publique qui sert à vendre une ville et c’est pourquoi il pense que les investissement publics sont nécessaires et doivent être majoritaires. Il dit que la plupart des amphithéâtres qu’il a visités sont financés par le public.

Enfin, concernant la venue possible d’un club de la LNH à Québec, je soutiens encore une fois qu’on doit y aller une étape à la fois. Les perspectives semblent bonnes selon la rencontre que le Maire Labeaume et M. Aubut ont eu le vendredi 9 octobre dernier à New York avec le commissaire de la LNH, Gary Bettman et son bras-droit, Bill Daily. Mais encore une fois, rien ne sert d’y penser sans nouvel amphithéâtre, donc allons-y donc!! Parce que si ça ne marche pas encore une fois, ça va prendre quoi? Il va nous en falloir un de toute façon. On ne passera pas encore 20 ans avec ce vieux Colisée! Il faut évoluer, le temps avance et file. Le vieux Colisée, de toute façon, va finir par coûter plus cher à entretenir et sera sûrement de moins en moins occupé plus son obsolescence grandira. Elle est déjà bien trop grande à mon avis, alors, allons-y.

Par ailleurs, je crois qu’il serait sage d’arrimer les différents projets déjà sur la table pour la construction d’un nouvel amphithéâtre, dont celui notamment du groupe « J’ai ma place » avec son instigateur, M. Mario Bédard. À date, ils sont pour 8,75M de sièges de vendus provenant des particuliers et du corporatif. Leur objectif est d’atteindre 50M$. Pourquoi ne pas saisir cette occasion de faire baisser encore davantage la facture des gouvernements?

D’autre part, plusieurs soulèvent le fait que le Maire Labeaume s’est fait du capital politique avec un projet qui fait déjà consensus de toute façon. C’est peut-être vrai que cela a été bien orchestré, mais n’en demeure pas moins que le Maire est en période électorale et qu’il fait son boulot.

Enfin, ce matin, j’estime fort ridicule que M. le Maire lance que s’il n’obtient pas un mandat fort et que le taux de participation ne dépasse pas les 30% aux prochaines élections, il mettrait de côté le projet. De toute façon, comme tous les partis sont d’accord avec le projet, de même que la population, il pourra certainement se concrétiser avec ou sans lui!
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lundi 5 octobre 2009

Chronique du 5 octobre


Les pools de hockey


La semaine dernière, nous avons brièvement parlé de pools de hockey. Raymond, tu me demandais mes conseils ou mes suggestions en ce sens, et bien, même si la saison est déjà commencée, plusieurs pools ne sont pas encore fermés et il est encore temps de s’inscrire et de participer à quelques-uns d’entre eux.

Bien sûr, on ne pourra pas faire ici la nomenclature de tous les pools qui existent, car on en aurait jusqu’à demain matin. Peu importe, les règles sont différentes d’un  pool à l’autre et ce sont les organisateurs qui les déterminent et en font part à leurs participants. Disons toutefois qu’en général, on choisit un joueur par ronde qui regroupe souvent 5 joueurs environ. Le nombre de ronde est très variable d’un pool à l’autre. Un but ou une passe donne 1 point et c’est la personne dont les joueurs choisis récoltent le plus de points dans la saison qui gagne.

La plupart du temps bien entendu, un coût d’inscription est relié à la participation à un pool, car bien souvent, à moins d’avoir des commandites, les prix remis aux gagnants le sont en fonction de la cagnotte récoltée par les inscriptions qu’on distribue encore une fois selon les règlements établis par les organisateurs.

Raymond : Un type de pool auquel on pense souvent est celui où un groupe de personnes se rassemblent physiquement pour effectuer leurs choix. C’est souvent fait dans des contextes où les gens se regroupent déjà naturellement pour d’autres raisons comme le travail, la pratique d’un sport, d’un loisir, etc.

Habituellement, dans ce type de pool, les joueurs qui ont été choisis par les autres personnes ne peuvent pas être repris, donc l’idéal est de pouvoir sélectionner parmi les premières personnes du groupe pour ainsi récolter les meilleurs joueurs disponibles, mais l’ordre de repêchage est souvent décidé au hasard.

Personnellement, j’ai peu participé à ce genre de pool. Aussi, je crois que ces pools ont lieu souvent avant le début de la saison, mais il en existe bien d’autres auxquels il est encore temps de s’inscrire.

Par exemple, il y en a qui se font extrêmement facilement de nos jours avec l’aide de l’informatique et d’Internet. On n’a qu’à taper les mots « pool de hockey » dans un moteur de recherche pour trouver tous les pools possibles et imaginables qu’il est possible de faire via le web. Il y a aussi d’excellents sites qui permettent d’organiser des pools.

Raymond : En as-tu déjà organisé un, Andréanne ?

Personnellement, j’en ai organisé un l’an dernier pour faire une levée de fonds et j’avais utilisé le populaire site www.poolexpert.com qui regroupe une panoplie de fonctionnalités pour s’amuser longtemps et qui permet de gérer des pools dans d’autres sports également. Il y a aussi www.marqueur.com qui permet de gérer, de participer à des pools et même de gérer vos statistiques de ligue de garage ou de hockey mineur en ligne.


Un pool très populaire et gratuit aussi auquel je participe depuis quelques années est celui organisé par RDS et ses partenaires. Cette année, on l’appelle l’Antipool Ford, parce que le grand gagnant se méritera la location d’un Ford Espace XLT 2010 pendant deux ans. On peut s’y inscrire sans pénalité au plus tard le 11 octobre, mais il ne ferme que le 15 février. Bref, plus une inscription est tardive, plus elle sera soumise à des pénalités, mais cela ne nous empêche aucunement de jouer. En date de vendredi soir, il y avait déjà 71 000 participants.

Selon les fantaisies des organisateurs, on peut des fois avoir à faire des choix dans certaines rondes spéciales qui ne sont pas tributaires des points récoltés par les joueurs parce que ça ne s’applique pas toujours. Dans le cas des gardiens de buts par exemple, c’est 2 points par victoire et on accorde aussi souvent un point supplémentaire pour une victoire par blanchissage.

Une autre constante dans la plupart des pools, ce sont les échanges, c'est-à-dire qu’à certains moments dans la saison et selon les modalités déterminées par les organisateurs, on peut se débarrasser de certains joueurs qui ne produisent pas autant qu’on aurait espérer ou qui traînent de la patte par rapport aux autres joueurs de la même ronde. C’est aussi pratique dans le cas où un joueur qu’on a choisi se blesserait en cours de saison.

Maintenant, certains pools intègrent une contrainte réelle à laquelle les directeurs-généraux des équipes de la LNH sont soumis et il s’agit du plafond salarial. On doit donc se bâtir une vraie équipe de la LNH composée de 2 gardiens, 6 défenseurs, 4 centres et 8 ailiers et faire ses choix en fonction des salaires qui ne pourront totaliser plus de 56,8M$.


L’astuce principale est donc de découvrir les aubaines, i.e. les joueurs qui ont le meilleur ratio salaire/points. Je participe à un tel pool cette année pour la 1e fois et qui est gratuit, celui ce Cyberpresse. Sur le site, il y a même une section qui établit une liste des meilleures aubaines dans chaque catégorie pour nous aider à faire nos choix quand on n’est pas un expert. Plus de 25 000 participants et plus de 5 400$ de prix à gagner. La date limite est le 10 octobre, alors il est encore temps de faire valoir vos talents de gérant.


Et la revue dont je vous parlais la semaine dernière « Le guide des poolers 2009-2010 » de Hockey Le Magazine consacre également quelques pages aux aubaines (Kris Versteeg, AD, Chicago, 490 000$, 53 pts, environ 9000$/pt) et aussi aux joueurs qui, au contraire, sont surpayés (Wade Redden, D, Rangers, 8M$, 26 pts, 308 000$/pt et Daniel Brière, C, Philadelphie, 320 000$ /pt).

Cette revue est remplie d’articles d’analyses, de prédictions, de classements de toutes sortes et bien sûr, on peut participer à un pool, le Super Pool Top Net Honda ouvert jusqu’au 22 oct. et accessible au www.monhockey.com.

Alors sur ce, je vous invite à commencer à vous amuser avec des pools gratuits, pourquoi pas! J’estime que de faire un pool, c’est un jeu plaisant, et un bon moyen de commencer à s’intéresser et à suivre l’évolution d’une saison de sport professionnel.

lundi 28 septembre 2009

Chronique du 28 septembre


Tricherie mise au jour sur le circuit de la Formule 1

Cette semaine, la Formule 1 a été le théâtre d’un de ses plus gros scandales. En effet, une des écuries, celle de Renault, a été reconnue coupable de tricherie lors de la course de Singapour en 2008.

Habituellement, dans les écuries qui sont des équipes en fait, on a souvent un pilote vedette et un autre coéquipier qui participent aux courses. Chez Renault, le pilote de second rang, le brésilien Nelson Piquet Jr aurait volontairement provoqué un accident lors de cette course qui, selon les stratégies et règlements, permettait à son coéquipier vedette, l’espagnol Fernando Alonso de l’emporter.

En effet, en provoquant cet accident, Piquet Jr. avait entraîné la neutralisation de la course, ce dont a pu profiter Fernando Alonso, qui avait ravitaillé très précocement.

L'Espagnol, dans le sillon de la voiture de sécurité, avait doublé un à un tous ses adversaires quand ceux-ci s'étaient à leur tour arrêtés aux puits, pour finalement remporter la course.

Ce stratagème a été mis au jour et condamné lundi dernier par le Conseil Mondial la FIA, la Fédération Internationale Automobile. L’écurie sera exclue du circuit seulement si elle récidive au cours des 2 prochaines années.

C’est Nelson Piquet lui-même qui a tout révélé après avoir été congédié et a ainsi obtenu l’immunité dans toute cette affaire même si on dit que c’est lui qui a été l’instigateur et qui a eu l’idée le premier.

Par contre, le patron de l’écurie, Flavio Briatore, a été suspendu à vie, et son bras droit, Pat Symonds, pour 5 ans. Quant à Alonso, il a été reconnu qu’il n’avait rien à voir dans cette affaire, il est donc blanchi.

Suite à ce scandale, le groupe de banques et d’assurances néerlandais, ING, a mis fin sur-le-champ à son contrat de parrainage de l’écurie Renault.

On peut se demander si ces sanctions sont vraiment assez sévères... Dans le contexte actuel où déjà deux écuries ont quitté le championnat de la Formule depuis un an, soit Honda et BMW, paraîtrait-il que le circuit n’aurait pu se permettre de perdre un 3e constructeur et de cette envergure en plus.

Renault est un fournisseur de moteurs, un bon citoyen corporatif impliqué dans la société et dans le sport automobile en général en plus d’engager environ 500 personnes.

Mais la sanction aurait pu être bien pire…

On aurait pu suspendre Renault du circuit pour 1 an et se serait probablement retirée ensuite…

On aurait leur retirer tous leurs points du Championnat 2008 engendrant des pertes de revenus de l’ordre de 60 millions de dollars…

Ou leur infliger une amende salée comme celle de McLaren en 2007 de 100 millions de dollars… dans l’affaire Lewis Hamilton au Grand Prix d’Australie où il y aurait eu mensonge aux commissaires sportifs sur un dépassement effectué lors d’une neutralisation de course.

Au moins, devant une sentence clémente, Renault a tout de même bien agi en congédiant immédiatement ses dirigeants impliqués dans l’affaire et ce, devant le Conseil mondial de la FIA.

Le message est quand même assez clair à ce niveau et, finalement, probablement dissuasif. On se demande seulement comment ces gens ont pu être aussi idiots de penser que cela ne serait jamais connu.

En 1994, Briatore et Symonds étaient au sein de l’écurie Benneton quand celle-ci a été reconnue coupable d’avoir modifié l’embout de l’appareil de ravitaillement, mais s’en était sortie en blâmant un membre junior de l’organisation et en congédiant le directeur de l’ingénierie, comme quoi, l’histoire tend à se répéter, encore et encore…

lundi 21 septembre 2009

Chronique du 21 septembre


Couverture médiatique abusive ?

Comme les derniers jours ont été riches en activités sportives, débutons tout de suite avec le sujet de la première moitié de cette chronique. Ce matin, comme le hockey vient tout juste de recommencer, j’ai décidé de vous parler de la couverture médiatique du Canadien de Montréal. Bien que je sois une partisane depuis ma tendre enfance et une vendue d’avance au hockey, j’admets que ce que j’ai vu et lu sur le site Internet de RDS, le réseau des sports, m’a tout simplement fait tomber en bas de ma chaise.

Ces dernières semaines, il n’y avait que les camps d’entraînements des équipes de la ligue nationale à se mettre sous la dent. Le Canadien tenait le sien dans son aréna de pratique à Brossard, sur la rive-sud de Montréal. Pourtant, à RDS, on y a mis toute la gomme : émissions spéciales, couverture par plusieurs journalistes, des dizaines de reportages, des analyses en voulez-vous, en voilà! Les bulletins de nouvelles débutaient toujours par les nouvelles du Camp d’entraînement, on en traitait pendant de nombreuses minutes et sous tous les angles possibles et imaginables.

L’analyste de hockey de RDS, Gaston Therrien a même un blogue à ce sujet sur le site Internet http://www.rds.ca/ et c’est sa lecture jeudi qui m’a fait plutôt rire, car croyez-moi, je ne saurais que faire d’autres qu’en rire. Je vais vous en lire quelques extraits, ça sera bien suffisant pour comprendre.

Bonjour à tous et bienvenue dans ce blogue Camp Canadien 2009! Voici nos plus récentes observations sur la journée de jeudi, 17 septembre:
10h53 : Les joueurs arrivent sur la glace et semblent très anxieux.
10h54 : Il y a de l’entrain entre les joueurs, la chimie commence-t-elle à s’installer?
10h56 : Lapierre, Latendresse et D’Agostini parlent ensemble sur la glace, on prépare la partie!
(…)
11h03 : Les joueurs sont relax mais concentrés.
(…)
11h10 : Impressionnant! Lorsque Martin parle, tous les joueurs sont attentifs.

Serait-ce une pointe envers l’ex-entraîneur Guy Carbonneau à qui on reprochait de ne pas avoir d’autorité sur ses joueurs…
(…)
11h21 : On patine, on passe la rondelle, on va au filet… On semble prêt pour ce soir!
(…)

Bref, ce fut ainsi toute la journée sans arrêt jusqu’en fin d’après-midi, et ce fut comme ça aussi tous les jours précédents du Camp. Je ne suis pas une spécialiste des médias et des communications, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais rendu à ce point, je crains que ce ne soit plus très utile de savoir tout cela. Je me demande bien qui, avec le temps qui nous manque toujours de nos jours, peut bien suivre tout cela, de minute en minute, en lisant le blogue, en interagissant sur les forums de discussions, en écoutant la télé…

C'est bien connu que Montréal est une ville de hockey extraordinaire aux dires des joueurs, mais on sait aussi que la pression médiatique est vraiment énorme et qu’il peut parfois s’agir d’un frein pour certains joueurs qui doivent y penser à deux fois avant d’accepter de venir jouer pour le Canadien. Et c’est encore pire lorsque ce joueur est québécois ou sait s’exprimer en français, car il sera harcelé soir après soir par une horde de journalistes. Les joueurs ne parlant pas français sont moins soumis à cette pression. Il ne faudrait pas s’étonner que Saku Koivu, même s’il a passé 13 ans chez le Canadien, n’a jamais appris à parler le français…

Alors oui, je suis une fan, et bien sûr, nous allons suivre ensemble le Canadien de Montréal cette saison, mais rassurez-vous, je vais vous épargner les détails futiles.